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    September 25

    La vie,

    Vivre c'est accepter de choisir
    et de se tromper.
    c'est d'accepter de se battre
    et de se blesser.
    C'est accepter de gagner,
    et de perdre.
    C'est d'accepter qu'on vous donne
    et qu'on vous reprenne.
    C'est d'accepter qu'on vous aime
    et qu'on vous oublie
    C'est accepter d'aimer
    et de souffrir
    C'est d'accepter la vie comme elle vient
    et comme elle part.
     
    Vivre
    C'est courir le risque
    de se tromper, de se blesser,
     
    Vivre,
    C'est oser croire
     à l'instant
    Malgrés ses peurs,
    malgrés la douleur.

    Encore une fois,
    risquer de se brûler les ailes,
    Mais se brûler les ailes,
    C'est demain,
    C'était hier
     
    Et vivre
    C'est aujourd'hui.
     
    Exister c'est s'engager;
     
    September 23

    hAÎKU

    Le Haïku fait partie de la culture et du patrimoine japonais.
    Basho Matsuo - 1644 -1695 - est connu comme le premier grand poète de l'histoire du Haïku
    Rien ne dit
    dans le chant de la cigale
    qu'elle est près de sa fin
     
    Cet automne ci
    pourquoi donc dois-je vieillir ?
    oiseaux dans les nuages.
     
    Haïku français - Jean Marc Demabre
    Première pluie d'automne...
    cette odeur dans la poussière
    comme un souvenir.
     
    September 17

    le temps

    Le temps
     
    Retourne toi, et regarde la vie,
    retourne toi, et vois ton reflet dans l'eau
    retourne toi, est-ce que tu me vois ?
    retourne toi, doucement, sans bruit,
    retourne toi, as-tu vu l'écureuil sur la branche ?
    retourne toi, vois-tu ce beau chêne ?
    retourne toi, et le lapin qui fuit dans les romarins ?
    retourne toi, regarde la rivière capricieuse,
    retourne toi, te souviens tu de nos balades au fil de la Sorgue,
    retourne toi, et des randonnées dans la montagne jusqu'à nous écrouler de fatigue ?
    retourne toi, rappelle toi nos nuits au clair de lune à nommer les étoiles,
    retourne toi, même si cela te semble une perte de temps,
    retourne toi, et arrête de marcher aussi vite, j'ai du mal à te suivre,
    retourne toi, prends le temps de boire la rosée sur les fleurs,
    retourne toi, et assied-toi un moment, s'il te plait.
     
     
    September 07

    Gabriel Péri

    Sur un vieux journal trouvé dans un grenier, j'ai trouvé des poèmes de Paul Eluard :
    le premier :
    Gabriel PERI
    Un homme est mort qui n'avait pour défense
    Que ses bras ouverts à la vie.
    Un homme est mort qui n'avait d'autre route
    Que celle où l'on hait les fusils.
    Un homme est mort qui continue la lutte
    Contre la mort, contre l'oubli.
     
    Car tout ce qu'il voulait
    Nous le voulons aussi,
    Nous le voulons aujourd'hui,
    Que le bonheur soit la lumière
    Au fond des yeux, au fond du coeur,
    Et la justice sur la terre.
     
    Il y a des mots qui font vivre,
    Et ce sont des mots innocents,
    Le mot chaleur, le mot confiance,
    Amour, justice et le mot liberté,
    Le mot enfant et le mot gentillesse,
    Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
    Le mot courage et le mot découvrir
    Et le mot frère et le mot camarade
    Et certains noms de pays, de villages
    Et certains noms de femmes et d'amis,
    Ajoutons-y Péri.
    Péri est mort pour ce qui nous fait vivre,
    Tutoyons-le, sa poitrine est trouée,
    Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux.
    Tutoyons-nous, son espoir est vivant.
    C'est beau, non ?
    September 03

    Chef Seattle

    Ce texte n'est pas de moi, il est d'un chef Amérindien, il s'appelait Dwamich :
    Quand le dernier homme rouge aura péri et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs,
    Ces rivages s'animeront des morts invisibles de ma tribu.
    Et quand les enfants de vos enfants se croieront seuls dans les champs, les boutiques ou dans le silence des bois sans chemins, ils ne seront pas seuls...
    La nuit quand les rues de vos villes seront silencieuses et que vous les croirez désertes, elles seront remplies des multitudes de revenants qu'elle contenaient jadis et qui aiment encore ce beau pays.
    L'homme blanc ne sera jamais seul.
    Qu'il soit juste et traite mon peuple avec bonté car les morts ne sont pas sans pouvoir.
    Morts, ai-je dit ! il n'y a pas de morts, seulement un changement de monde.
    Et l'homme blanc, cet imbécile disait que c'était des sauvages.
    Au revoir.